06 février, 2012

Visualisations de David McCandless

Dans son livre DATAVISION, le graphiste David McCandless présente des idées complexes synthétisées en images très simples, d'une redoutable efficacité. Une image vaut bien mille mots dans le cas de ces diagrammes au style clair et élégant. Pour en voir plus: information is beautiful


10 août, 2011

Nostalgie du VIC-20

video
Un touchant témoignage à propos de mon premier ordinateur, suivi de la publicité de l'époque, pas nul autre que le capitaine Kirk!
Mon jeu préféré à l'époque: Radar Rat Race. 25 ans plus tard, je viens de comprendre pourquoi je me souviens encore à ce jour de la musique...

07 août, 2011

Tableau noir

Pour ce tableau, je me suis amusé avec la notion de tableau.

Habitué en enduire mes toiles de gesso, j'ai d'abord songé au fait que l'apprêt blanc avec lequel les artistes préparent leur toile est traditionnellement fait de craie et d'eau. De fil en aiguille, j'ai eu l'idée de travailler avec la craie de façon à exprimer une idée en faisant s'alterner le positif et le négatif.
Le tableau noir étant une surface sur laquelle sont illustrés les concepts en blanc sur noir, je me suis acheté de la peinture à tableau et des craies afin de réaliser le panneau du centre, dont le support est en bois. Les panneaux latéraux sont réalisés à l'aide de graphite sur de la toile apprêtée au gesso. Contrairement à mon habitude, je n'ai donc pas travaillé à l'acrylique, car il me paraissait plus pertinent d'exploiter les qualités intrinsèques du graphite et de la craie, qui symboliquement représentent l'opposition noir/blanc.

La perspective fuyante qui est représenté l'est donc de deux façon: les panneaux latéraux font voir des effets de lumière et de matière tandis que le panneau central -le tableau noir- appartient au domaine des idées, des représentations conceptuelles. Le dessein du dessin, en quelque sorte. Ce panneau central semble superposé à la représentation d'un couloir comme la grille de Durer se superposait à une scène perçue afin de la synthétiser, d'en extraire les lignes de construction.
En bas à gauche du panneau central se trouve un croquis de l'oeuvre, comme une mise en abîme qui insiste sur la fonction du tableau noir. J'aime ce tableau, qui vient d'une idée simple, mais efficace et qui visuellement est suffisamment captivante.

10 juillet, 2011

Inflorescence

Occupé à d'autres projets de création et à des études en enseignement, je ne peins que rarement en ce moment, mais j'en tire encore beaucoup de plaisir.


Inflorescence
Acrylique sur toile
48 x 60 pouces
mai 2011

10 septembre, 2010

Le marché de l'art selon Robert Hughes

Incroyablement bien fait, et d'une rare pertinence.

15 juin, 2010

Brian Eno

Toujours aussi inspirant.

13 avril, 2010

Une lettre à Mme Courchesne

Une lettre intéressante adressée à la ministre Courchesne parue aujourd'hui dans le nouvelliste, qu'on peut lire sur cyberpresse.ca, permet de comprendre l'envergure des difficultés du MELS à implanter le renouveau pédagogique dans les écoles québécoises... En un mot: ça passe par les enseignants. À la base de la fameuse réforme se trouve un débat idéologique sur le socio-constructivisme.
Allez voir du côté du blogue de Normand Baillargeon, professeur en sciences de l'éducation à l'UQAM, pour en savoir davantage sur la question de la réforme...
À lire aussi dans la Presse aujourd'hui: Un C pour la ministre Courchesne, un article de Rima Elkouri sur les difficultées de la ministre du MELS de vendre les avantages des récents changements au calendrier scolaire.
Et tant qu'à faire, le triste constat que vous ferez suite à vos lectures vous donnera peut être le goût de penser, comme Denis Arcand qui se confiait à Stephan Bureau, qu'au Québec, y'a rien dans nos vies...

24 février, 2010

PEAU

Fasciné depuis longtemps par la plasticicité du médium acrylique, qui se pèle facilement une fois séché, j’ai cherché dernièrement le moyen d’en exploiter la matière dans la création d’une œuvre. Mon idée de départ était donc de sortir du cadre — littéralement du canevas — et faisant une peinture qui ne serait fait que de peinture.
Pour ce faire, j’ai délaissé la toile et entrepris de peindre sur une surface plastifiée, afin de pouvoir décoller la matière acrylique et ne garder que cette peau peinte, qui pourrait ensuite être exposée comme un objet, une image qui serait son propre support, tout informe qu’il soit.

Je me suis lancé dans la réalisation de cette peinture sans déterminer à l’avance sa finalité. Je me laissais le loisir d’évaluer ensuite si l’œuvre serait marouflée sur une surface rigide, ou étalée à même le mur, ou encore simplement suspendue.
Le sujet restait également ouvert.
Ma seule contrainte technique était la quantité d’acrylique à appliquer, qui devait être suffisante pour assurer la solidité de l’objet.
Je souhaitais un résultat final qui évoque l’épaisseur d’une peau tannée.

J’ai donc commencé en recouvrant toute la surface d’une grande nappe de plastique transparent d’une grande quantité de matière acrylique, vidant ainsi mes vieux pots qui avaient commencé à sécher.

Évidemment, je me doutais que ce début chaotique, coloré, gestuel, allait influencer le résultat de la toile. Sans croquis, j’avais comme première piste de faire une œuvre abstraite.
Cependant, l’artiste n’échappe pas au sens! Sur ce que je considérais depuis le début comme une peau, j’ai peu à peu fait apparaître ce que je considérais comme des cicatrices, des hématomes, des rides, des rougeurs.
Et la couleur primaire des premiers instants s’est rabattue en tons plus terreux. J’ai assimilé bientôt la toile à une peau vieillie.


À ce stade, comment échapper à la présence charnelle révélée par la matière peinte du bœuf écorché de Rembrandt et aux citations qu’en ont faits Soutine, Bacon et combien d’autres artistes?

Voilà où m’avait mené la peinture, et je n’allais pas la contredire. J’ai donc fait apparaître cette bête écorchée dans toute sa chair sanguinolente, imaginant d’en représenter à la fois la peau tendue, déployée et la chair.

Or, dire simultanément ce qui a été et ce qui est par une seule évocation est une idée abstraite, qui s’exprime parfaitement en littérature, mais qui est pratiquement impossible à réaliser en peinture.
Que verra-t-on, en définitive? Cette surface tendue jouera-t-elle le rôle de fond, ou sera-t-elle regardée comme une peau? Je dois dire que cette ambivalence m’a occupé l’esprit pour un bon moment.

J’ai finalement choisi de présenter l’œuvre comme un objet, une peau, en découpant tout ce qui pourrait apparaître comme un simple fond. En suspendant cette peau à un support métallique rappelant les cadres d’équarrissage sur lesquels on dépeçait les bêtes.
C’est une œuvre étrange, mais qui marche, et qui m’a apporté, dans son processus, un vrai plaisir. Le plus étrange est peut-être de constater, à l’instar de plusieurs artistes qui ont également représenté des chairs découpées, à quel point ce sujet en apparence morbide peut exprimer la beauté, ou du moins un réel plaisir de peindre.

08 octobre, 2009

Burn Your Eyes Clean: Phainting Phoenix

Un post intéressant de Wil Murray, peintre remarquable, sur la peinture, mouton noir de l'art contemporain, qui comme le phoenix, semble renaître de ses cendres à tous les deux-trois ans. La peinture est morte, vive la peinture!
Burn Your Eyes Clean: Phainting Poenix

06 octobre, 2009

DE PLUS EN PLUS DE PROFS SANS PERMIS

À lire pour avoir un aperçu de la situation absurde dans laquelle se trouvent les enseignants au Québec et des problèmes que cela suppose en rapport à la qualité de l'enseignement dans nos écoles publiques...

DE PLUS EN PLUS DE PROFS SANS PERMIS La Presse - Cahier A 06 oct. 2009 Au lendemain de la Journée mondiale des enseignants, un constat s’impose : les pénuries sont toujours aussi vives dans ce secteur au Québec. Près de 2240 professeurs sans brevet ont enseigné, l’an dernier, grâce aux «tolérances d’engagement» que le...lisez plus...

28 septembre, 2009

"l'after-squat" du 59 rue de Rivoli

Plus de trois ans après mon passage au squat de Rivoli à Paris, les artistes, qui avaient été relocalisés par la mairie réintègrent enfin le lieu. Promesse tenue. Voici une petite vidéo featuring: mon ami Gaspard.

10 décembre, 2008

Cathédrale Viscérale

Comme ça fait longtemps que je n'ai rien montré de récent sur ce blogue, voici mon dernier tableau, réalisé assez spontanément, en quelques heures. Je l'ai retouché depuis, mais j'aime la lumière et la fraicheur de ce premier jet, et c'est pourquoi je ne vous montre pas la version finale.

Parfois les choses, en art, gagnent à rester inachevées, ou du moins, qu'on ne les peaufine pas trop. J'ai le sentiment qu'on ne termine pas un tableau, mais qu'on l'abandonne, et parfois il me semble que tout le mérite de l'artiste revient à savoir quand s'arrêter. On peut gâcher un tableau, faire d'un début inspiré une croûte sans vie. Je préfère souvent les croquis de certains artistes à leur oeuvre peinte pour cette raison.

Même chez les maîtres, ce phénomène s'observe. Francis Bacon se disait souvent déçu pas le caractère achevé et figé de ses oeuvres, une fois terminées. Et j'ai l'impression que c'est pour éviter cet écueil que la carrière de plusieurs artistes semblent être une lutte perpétuelle visant à libérer leur gestuelle propre du carcan de la représentation. On a déjà dit de Picasso que son génie était en somme de savoir camoufler ses limites de dessinateur par d'adroits artifices. Il savait rapidement "saisir" l'essence des choses et concluait avec la même hâte, avant d'avoir trop de complaisance pour son sujet et que les formes ne se figent.

30 septembre, 2008

Photoshop scrapbook

Quelques explorations de collages photoshop de mes propres dessins et photographies. J'utilise parfois de tels procédés comme esquisses préparatoires à une oeuvre peinte, parfois comme oeuvre en soi.


29 septembre, 2008

Projet de pochette de disque

Projet de pochette de disque pour le groupe "O"
Pochette dépliable en trois volets, illustrant une fresque dont le fil conducteur est le FIL, justement, ou plutôt la ligne, qui devient parfois fil, parfois tracé du dessin, parfois cable, etc. Je pensais jouer sur cette notion de ligne qui relie plein de choses qui n'ont pas nécéssairement rapport ensemble.
J'aimais aussi l'idée de jouer avec des images anciennes de tricot, et de les mélanger avec des images plus trash, plus modernes, comme pour faire allusion à un paradoxe continuité/rupture avec la tradition.


J'imaginais un dessin noir & blanc, tout en lignes, avec l'idée que la dite ligne pourrait changer de dimension. J'aimerais aussi que le dessin soit achevé à certains endroits (genre "appliqué") puis à d'autres endroits, plus baclé, ou du moins plus gestuel...

Je suis assez satisfait du résultat, et d'avoir répondu aux attentes du groupe, qui utilise aussi l'image sur son site web.

19 avril, 2007

Petits dessins noirs

Little black drawings

Francis Bacon's Umbrella

Aube d'Écosse

Snow Trails

Troupeau

Arbres à la fenêtre

17 février, 2007

Ateliers de dessin d'observation


C'est l'hiver à Montréal.
Une grand tableau monochrome blanc et brun.

Depuis mon été à peindre à Paris j'ai été plutôt calme côté peinture. Rien qui n'a vallu la peine de raporter dans ce blogue, d'où ce silence de plusieurs mois. Mon temps s'est partagé entre deux activités connexes à la peinture: graphisme et enseignement du dessin.

J'ai d'ailleurs créé un blogue pour ou je présente un apperçu de mon plan de cours et mes méthodes d'enseignement. Pour ceux qui désirent en savoir plus, consultez mes liens à droite...



À bientôt!

27 août, 2006

Au 59 Rivoli, Chez Robert, électron libre...

Un canadien à Paris (9) Suite et fin.

Je suis depuis quelques semaines déjà, revenu de mon escapade parisienne... J'ai négligé de tenir mon blogue à jour comme je le faisait à Paris, et mes prochaines entrées seront sans doute plus espacées...
Le 59 de la rue Rivoli fermera bientôt pour être rénové. Les artistes qui y ont trouvé un espace de travail et pour plusieurs, un refuge, seront relocalisés pour une durée indéterminée. Depuis qu'une poignée d'artistes motivés ont pris possession du lieu, il y a des années de celà, le squat a accueilli une foule de gens qui ont profité du lieu, mais l'on aussi nourri et transformé.
J'ai eu la chance d'être témoin et de participer brièvement au bouillonnement créatif qui y règne, avant que le squat ne ferme définitivement. Même si je n'ai pas connu les belles heures du squat, alors qu'il était ouvert aux visiteurs et recevait plus de 60 000 visiteurs par an, les artistes qui occupe l'endroit m'en ont beaucoup parlé et je reste avec l'impression d'un lieu unique chargé d'histoire(s).

On ne sais pas ce que le lieu deviendra, mais vous pouvez visiter le site web du collectif, qui lui reste très actif.
En plus de la variété d'artistes animé par une rare flamme créative, ce que j'ai aussi trouvé au squat c'est une grande diversité culturelle. J'ai eu l'impression d'avoir passé six semaines à l'ambassade de l'humanité à Paris. J'énumère ici quelques personnes qui m'ont marqué afin de donner un aperçu du multiculturalisme dans lequel baigne ce endroit:

Gaspard Delanoé, un français à moitié corse,
Le Suisse-Maroquain, originaire d'allemagne (!)
Amidou, du Burkina-Faso,
Barry Jones, de l'Ontario,
Valentine et Thierry de la Martinique,
Bazilio, de Russie,
Kaïa, de l'Estonie,
Etsuko et Aria, les japonaises,
Pascal, Bruno, Anita, Michel et Eve, d'origine française,
Sophia de Londres,
Anahita d'Iran,
Ingrid et son frère Henry, du Québec, aux origines Syrienne,
Francesco, d'Italie,
Luca, de Hongrie,
Kit le new-yorkais,
Simoné, aux origines italiennes et autrichiennes,
Slimane, aux origines franco-algérienne,
Sandy, de l'ile Maurice...

J'ai aussi rencontré dans l'entourage des gens du squat le groupe italien Guappecarto, Maude la parisienne à moitié asiatique d'origine, à moitié italienne de culture et totalement artiste de nature, Dominik l'allemand mélancolique, Coline la parisienne Sri-lankaise, Claude la russe française (à l'oeil aiguisé et à la voix d'or), Aliocha aux origines troubles, et j'en passe...
Je suis allé à Paris sans me douter que je ferais un tel tour du monde.
Je ne voudrais pas avoir l'air de tomber dans la caricature en évoquant ce qui pourrait vous sembler une galerie de personnages trop typés pour être aussi simplement décrits. Moi-même j'ai été cet été le canadien, au mieux le québécois du squat, tout en me sentant totalement admis par la famille du 59 Rivoli.
Je souhaiterais revoir beaucoup d'entre eux, lorsqu'ils passeront à montréal ou lorsque je repasserai à Paris, mais il y en a plusieurs que je ne les reverrai probablement jamais. Ils resteront dans mes souvenirs liés à ce lieu qui lui, disparaît définitivement tel que je l'aurai connu.

Merci à Gaspard pour son accueil et pour, en premier lieu, avoir fait en sorte que je puisse m'intégrer aussi facilement au collectif. Merci à Amidou pour son amitié, sa générosité et sa bonne bouffe. Salut et merci à Barry, pour sa flamme, sa confiance et son excellente musique. D'autres aussi, avec lesquels j'ai partagé de bons moments et dont j'ai admiré le talent me manqueront: Claude, Eve, Kaia, Thierry, Maude et les gars de Guappecarto... Vous me donnerez de vos nouvelles.
Merci encore à vous tous et au plaisir de vous recroiser!

David

23 août, 2006

Straw Hut

Un canadien à Paris (8)


Je vous parle aujourd'hui de Straw Hut, un groupe à géométrie variable formé autours des chansons de Barry Jones, auteur-compositeur ontarien que j'ai rencontré lors de mon arrivée au squat de Rivoli. Barry accompagne Maude Vague-à-l'âme et joue sa propre musique depuis des années dans les salles de concert et les bars de Paris.
Comme Maude et Barry collaborent ensemble depuis des années, ils s'influencent mutuellement et ont dévelloppé des bijoux de chansons dans leurs répertoires respectifs. Ils viennent de terminer l'enregistrement du premier album de Maude. Barry fignole sans cesse ses compos en vue d'un vrai premier album qui remplacerait son démo.


A une autre époque, Barry accompagnait La Rue Kétanou, un groupe populaire en France et au Québec aussi, d'ailleurs.
Il a donc l'habitude de partager la scène avec des musiciens de partout qui l'accompagnent l'instant d'une soirée, d'une semaine, d'un mois...
Comme je le disais dans un message précédent, c'est Barry qui m'a introduit au cajon, cette percussion péruvienne avec laquelle je l'ai accompagné en concert à quatre reprise déjà.

Je n'avais pas prévu faire de la musique en venant peindre au squat et me voilà en train d'accompagner des musiciens inspirés qui jouent merveilleusement bien! Barry a un jeu et une voix unique. Ses compositions sont à mi-chemin entre le folk et les musiques latines et tziganes, tout en restant très moderne dans les textes. Quatre ans en Espagne ont teinté ses racines nord-américaines d'un accent flamenquito.
Maude, qui possède aussi son propre répertoire, l'accompagne tous les soirs sur certaines pièces. A d'autres occasions, Henry viendra jouer de l'harmonica et Malamente, le violon. Malamente, violoniste de GuappeCarto, un excellent groupe de musique tzigane italien que j'ai vu à deux reprises à Paris, est tout simplement un virtuose.

J'ai eu l'occasion de jouer avec toute la joyeuse fanfare à La Pomme d'Eve, une salle de concert située dans une cave de pierre au plafond porté par des voûtes qui ressemble à un donjon médiéval.





Entre les concerts, Barry vit au squat et bosse chaque jour sur de nouveaux arrangements. Etant donné que Barry vient souvent jouer dans mon atelier, un jour qu'il est arrivé vêtu d'un pull assorti à sa guitare je l'ai utilisé comme modèle. Eve Clair, une peintre au talent fou dont le travail porte sur le portrait s'est joint à nous pour éxécuter sa vision du modèle. On a donc tous deux peint Barry pendant qu'il jouait du flamenco.





L'expérience s'est averé super intéressante, et Eve et et moi l'avons répétée en prenant cette fois comme modèle une peintre du squat, Kaïa Kiik. Claude Brun, une amie photographe, s'est joint à nous pour cette seconde scéance et a réalisé de superbes photos sur cette mise en abîme de l'artiste et son modèle.





Enthousiasmé par le mélange musique et peinture, Barry a ensuite eu une idée de mise en scène pour notre prochain concert à l'Attirail. J'allais m'installer au cajon, comme d'habitude, mais dès les premiers accords du premier morceau, je me lèverais pour entreprendre un tableau qui durerait le temps du concert.
J'ai donc peint cette petite toile en moins de quarante minutes, représentant mon point de vue de la scène de l'Attirail. Nous étions pour l'occasion accompagnés au violon par une amie de Barry.

Après le concert, au cours duquel Barry a revêtu une robe rose, On a présenté le tableau aux spectateurs et on a débuté les enchères à 25 euros... Il semble que l'auditoire ai aimé l'expérience. Les enchères ont monté, la lutte a été farouche, et je suis reparti avec 150 euros en poche.

Je voulais profiter de ce message consacré à la musique pour te remercier, Barry, de m'avoir invité à faire momentanément partie de Straw Hut. Merci aussi à toi, Maude, pour ta générosité. Je ne peux que souhaiter à mes amis de Montréal que Maude, Guappecarto et Barry viennent un jour présenter leurs compos dans les salles de Montréal.

20 août, 2006

Autoportrait à la fenêtre.

Un canadien à Paris (7)
sujet: mon coin préféré de l'atelier adjacent à ma chambre au squat de Rivoli. C'est en voyant les ombres projetées par la grille en fer forgé devant la fenêtre de mon atelier que j'ai décidé de peindre ma fenêtre. Ce serait ma vue de Paris.





J'ai commencé à esquisser sous l'oeil attentif d'Ingrid, compatriote québécoise qui dispose elle aussi d'un atelier au squat de Rivoli.

J'ai poursuivit cette toile pendant cinq jours, en m'interrompant lorsque le ciel était nuageux ou la lumière changeait. Je voulais respecter la qualité de la lumière.
J'ai trouvé le sujet plus riche encore que je pouvais le soupçonner. J'ai pensé à Matisse et à son traitement des motifs, à la chaise de la chambre de Van Gogh qui semble flotter dans une perspective propre à elle-seule, et à l'abivalence fond/forme sur laquelle avaient joué les nabis.
Le soleil chaud d'un début d'après midi et le plancher gris reflètant les murs bleus de l'atelier m'a inspiré cette harmonie de bleus et d'orangés. Pour miser sur l'effet vibrant des couleurs complémentaires, les noirs sont en vérité des bruns orangés très foncés ou des bleus foncés. Les gris et les blancs s'accordent selon les couleurs qu'ils voisinent.

Cette fenêtre est devenue une synthèse de mon quotidien dans cet atelier, et il s'agit d'un autoportrait en quelque sorte. Voilà pourquoi j'ai peint mon reflet dans la fenêtre. ça m'amusait de réunir dans la même image les trois plus grands thèmes de la peinture, soit le paysage, la nature morte et le portrait.